Avez-vous un problème avec le gras ?

Votre médecin vous recommande chaque année, voire tous les deux ans, un petit check up sanguin pour vérifier certains paramètres. Il vous conseille alors soit un changement alimentaire s’il est compétent, soit il vous mettra sous une médication, parfois lourde, sans conseil élémentaire à toute prise en charge, sans invitation à adopter une hygiène de vie salvatrice.

Il est évidemment plus facile, moins fatiguant et extrêmement plus rapide de prescrire un médicament au lieu de prendre le temps d’expliquer les changements indispensables à opérer dans sa vie pour ne pas dépendre de big pharma jusqu’à sa mort. Encore faut-il connaître le domaine lié à la nutrition de base, cours qui fait défaut dans les cursus des futurs toubibs. Les enseignements d’Hippocrate sont bafoués par la médecine moderne alors qu’il ne s’agit que de bon sens et de connaissances bien évidemment.

Les autorités de santé nous bombardent de messages à tout va sur les dangers d’une consommation trop importante de gras, de sucré et de salé. TV, radio, journaux, aucun média n’y échappe. Messages précédés et suivis par des spots publicitaires pour du chocolat à tartiner, du jambon industriel bien rosé, des bonbons super colorés qui ravissent petits et grands. Bref, noyés par la pub à contre-courant. Aberrant !

Mais faut-il avoir peur du gras ? Les produits dits « light » ont le vent en poupe, donc on peut dire que le message est largement entendu. Être mince et en bonne santé, dans les croyances collectives, passe obligatoirement par une alimentation morose, où tout doit être cuit vapeur et sans saveur. Outre l’aspect esthétique, la peur des maladies coronariennes plane et attise des craintes, pas toujours fondées, envers certains types d’aliments. 


Connaître son ennemi, premier pas vers la victoire


Dyslipidémie. Ça y est, le mot est lâché. Mais savez-vous ce qui se cache derrière ce mot barbare ?  C’est la priorité numéro un dans la prise en charge des risques de développer une maladie cardio-vasculaire. On imagine de suite les lambeaux de gras se déposant sur les artères, obstruant le passage du sang et provoquant l’irréparable.

Oui, la dyslipidémie désigne une concentration trop élevée du cholestérol et/ou des triglycérides dans le sang, augmentant les risques coronariens. En un seul coup d’œil, votre médecin pointera les faiblesses de votre prise de sang. Puis, vous repartirez avec une belle ordonnance de statines, fluidifiants sanguins voire bétabloquants. 


D'abord, la prévention

C’est la première cause de décès dans le monde. Donc, la prévention est essentielle pour endiguer le phénomène. Conscientiser la population aux risques liés à la mal bouffe, à la sédentarité et aux toxiques évitables comme la cigarette ou l’alcool.

Dyslipidémie, excès de glucose sanguin à jeun, tour de taille trop épais, l’hypertension sont des signes très visibles du syndrome métabolique. Le cocktail de la mort. Tous les ingrédients y sont. Vigilance donc !

 

5 conseils à mettre d’urgence en application :

1.      Pour arrêter de faire du gras, limitez les glucides ! Quand vous mangez des glucides, une partie est stockée sous forme de glycogène et l’excédent se transforme en graisse. C’est ce qu’on appelle la lipogenèse. Alors, avant de dévorer un sandwich jambon fromage et de finir par une gaufre, pensez-y. Le pain, les pâtes, les pommes de terre,… doivent faire partie de votre alimentation, mais en quantité modérée.

Il va sans dire que les aliments déjà sucrés doivent être consommés avec une très grande parcimonie.

 

2.      Fuyez les produits transformés qui, en plus de bouziller vos intestins et votre flore intestinale, ont un impact très négatif sur votre glycémie et sur vos lipides sanguins. Leur consommation est corrélée à l’explosion de l’obésité. Dénaturés jusqu’à la moëlle, ces faux-aliments sont également gorgés de sel, qui, comme vous le savez, favorise l’hypertension.

 

3.      Favorisez des produits les plus bruts possibles, transformés par vos soins. Vous n’avalerez pas toutes les cochonneries créées de toute pièce par l’industrie agro-alimentaire. Légumes colorés à chaque repas, 2 fruits par jour, des viandes et des poissons de qualité. Des œufs bio, cela va sans dire.

 

4.      Le gras c’est la vie ! Toutes les graisses ne se valent pas. Favorisez tout d’abord les huiles de première pression à froid, stockées dans des bouteilles foncées pour en préserver toutes les qualités. Variez les huiles : colza, noix, sésame, … elles sont riches en graisses poly-insaturées. Les omégas 3 sont anti-inflammatoires et fluidifient le sang. Donc, au menu quotidien, oléagineux, poissons gras, huiles diverses. N’ayez pas peur du vrai beurre au lait cru. 10 gr par jour, même en cas d’hypercholestérolémie.

 

5.      Bougez, éliminez, déstressez ! Le stress management est primordial. Se faire du mauvais sang est très dommageable pour vous. Il use et oxyde. Vive la détente, le sport en plein air et le lâcher prise.


La berbérine : votre allié number 1 !  

L’épine-vinette (Berberis vulgaris), une plante magique, a des pouvoirs particulièrement extraordinaires dans la gestion du syndrome métabolique.

C’est un atout fabuleux pour réduire la glycémie, aussi puissante que la version médicamenteuse. Les études scientifiques sont innombrables à ce sujet. Elle améliore la sensibilité à l’insuline, ce qui permet une meilleure utilisation du glucose.

Mais la berbérine est aussi très intéressante pour réduire les dyslipidémies. Utilisée en médecine chinoise traditionnelle, elle régule le mécanisme des graisses et permet de lutter très efficacement contre les problèmes de cholestérol élevé et de triglycérides hors normes.

Cet alcaloïde est un incontournable dans la gestion du syndrome métabolique, car sans effet secondaire, il permet de lutter très efficacement contre les facteurs principaux des maladies cardio-vasculaires.

Références :

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29204622

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3944745/

https://www.topsante.com/medecine/maladies-chroniques/cholesterol/cholesterol-limiter-le-stress-oxydatif-avant-toute-chose-247727

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23087140

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5839379/

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/18442638

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25498346