La chimie de l'amour
18 octobre, 2022 par
Alexia Bernard
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Au-delà d'une question d'alchimie, l'amour est aussi une question de chimie... Que se passe-t-il dans le cerveau lorsque l'on tombe amoureux ? Grâce au développement des techniques d'imagerie cérébrale et des neurosciences, les chercheurs découvrent chaque jour un peu plus comment le cerveau fonctionne. Découvrez les mécanismes de l'amour sous l'angle de la science. Promis, cela n'enlèvera en rien en la magie d'aimer et d'être aimé ! Dorénavant, l'amour durable n'aura plus de secret pour vous...

Faire l'amour renforce les liens

 Lorsque l'on se sent attiré.e par une personne, l'hypothalamus envoie un signal afin de produire de la dopamine qui est l'hormone du plaisir et de la récompense et qui pousse à l'action. Lors d'une relation sexuelle, la lulibérine est sécrétée par stimulation jusqu'à l'orgasme qui est une décharge d'endorphine, l'hormone du plaisir et d'ocytocine, responsable de l'attachement. « Plus on fait l'amour, plus on éprouve du plaisir, donc plus on s'attache à son partenaire », déclare le Pr Michel Reynaud, chef du département de psychiatrie et d'addictologie au CHU Paul-Brousse.

C'est ainsi que d'après les travaux des chercheurs universitaires de Syracuse, il semblerait que lorsque l'on tombe amoureux, une douzaine d'aires du cerveau s'activent à la production de différentes neurotransmetteurs comme l'ocytocine, la dopamine, l'adrénaline ou la vasopressine correspondant aux différentes étapes du processus de l'attachement amoureux. 

Par ailleurs, une autre zone cérébrale, le cortex insulaire, se réveille quand on a un orgasme. Cette zone est reliée au sentiment de récompense, de gratification et de dépendance. Faire l'amour renforce donc les liens entre les partenaires. 

Vasopressine et ocytocine : la fidélité est-elle une affaire d'hormone ?

Ces deux hormones sont responsables du sentiment de plaisir et d'attachement (et donc de fidélité). Elles sont également sécrétées dès la tendre enfance quand l'enfant grandit dans des conditions optimales d'amour et de sécurité. Amour maternel et relation amoureuse, même neuro-hormones en jeu. La différence réside dans la stimulation des aires du cerveau qui ne sont pas les mêmes. Chez les amoureux, il s'agit du gyrus denté de l'hippocampe et chez les mères : la substance grise périaqueducale. 

Une étude publiée dans Biological Psychiatry montrait qu'après avoir inhalé de l'ocytocine par voie nasale, les couples qui avaient tendance à se disputer présentaient un taux de cortisol (l'hormone du stress) beaucoup moins élevé. L'ocytocine est donc une hormone qui joue un rôle sur la confiance, l'empathie, les comportements positifs, la générosité, le lien amoureux, la sexualité et est l'antidote du stress.

La vasopressine dépend de la testostérone. Elle est considérée par la communauté scientifique comme le pendant mâle de l'ocytocine. Une étude à été faite sur les campagnols de campagnes qui sont monogames à vie contrairement à leurs cousins des montagnes. En modifiant un gène permettant d'augmenter le nombre de récepteurs de la  vasopressine chez les campagnols des montagnes, les chercheurs ont remarqué qu'ils devenaient monogames. Une autre étude menée à Stockholm par Hasse Walum a révélé que les hommes ayant une variation de ce gène étaient plus fidèles à leur partenaire de vie.

Quels sont les déclencheurs de vasopressine et d'ocytocine ?

Pour déclencher des sécrétions de vasopressine et d'ocytocine, il y a l'orgasme mais pas seulement... Caresses, câlins, tendresse, baisers et mots doux sont des déclencheurs de ce mécanisme d'attachement et de fidélité. Parfois, il suffit d'entendre sa voix, d'être en sa présence, assis.e à côté de lui/elle à regarder votre série préférée, vous promener main dans la main pour sentir les papillons dans le ventre. 

Quand l'amour rend aveugle...

Si des aires s'activent quand on est amoureux, d'autres s'inhibent ! C'est le cas du cortex préfrontal responsable du jugement critique. Certains scientifiques l'expliquent par le fait que le couple doit faire abstraction des défauts de l'autre le temps de procréer et ce, pour la survie de l'espèce... Voilà pourquoi votre être aimé est si parfait les premiers temps. 

Et sinon, comment soutenir naturellement les fonctions sexuelles ? 

En cas de fatigue ou de carence nutritionnelle, la sécrétion d'hormone est impactée. Le cerveau ne reçoit plus sa dose et la démotivation et la baisse de libido apparaissent. Les compléments alimentaires naturels à base de plantes, de vitamines, de minéraux et d'oligo élément tels que Uroboost et Phytoprost pour les hommes et  Phytovital et Menoboost pour les femmes viennent soutenir les fonctions sexuelles et relancer la libido. Consommés dans le cadre d'un régime alimentaire adapté, ces compléments vont apporter les nutriments essentiels au bon fonctionnement de l'organisme. 

Alexia Bernard 18 octobre, 2022
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