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Dr. Agret, médecin-résistant contre la vaccination forcée

Chère lectrice, cher lecteur,

Nous avons eu le bonheur, il y a quelques jours, de rencontrer Denis Agret, dont vous découvrirez l’interview publiée en deux parties, par notre collaborateur Marc Turenne.

Il s’agit d’une figure éminente de la résistance à l’hystérie vaccinale qui est celle de nos pouvoirs publics français.

D’abord critique envers l’injection expérimentale Covid - ce qui lui a valu une suspension de l’Ordre des médecins de l’Hérault - il mène aujourd’hui un combat de fond contre la vaccination obligatoire des nouveaux nés en France (12 vaccins et autant d’injections, voire plus).

Vous pouvez retrouver la pétition qu’il a lancée sur le site de l’Assemblée nationale : https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-5725?locale=fr 

Entretien

Marc Turenne : Bonjour Denis, en guise de présentation, peux-tu nous parler un peu de ton parcours avant les années "Covid" ?

Dr Denis Agret : J'ai fait mes études de médecine à Montpellier, puis j'ai passé le concours d'internat en 2001. J'ai été reçu à Paris, où j'ai fait "Santé publique", un stage de de 6 mois à l'INSERM, puis une spécialisation en épidémiologie. Ceci m’a permis de travailler sur le management des établissements et sur l'éducation pour la santé, et a été particulièrement formateur pour ma réflexion. J’ai également collaboré avec l’institut de veille sanitaire, et j’ai donc travaillé sur les enjeux institutionnels et les dynamiques professionnelles qui souvent s'opposent. J’ai également eu l’occasion de fréquenter les réseaux de soins palliatifs, avec des organisations locales de soignants qui cherchaient des financements. C’était très enrichissant.

M.T. : Ce n’est que le début de ton parcours.

D.A. : En effet, j'ai ensuite fait un internat de médecine générale, spécialisé en médecine d'urgence - j’ai passé 10 ans à Gap en tant qu’urgentiste. J'étais aussi au DIM - le département d'information médicale - qui collecte les données pour les statistiques nationales. Donc c'est toute cette connaissance, cette expérience qui m'a amené en 2018 à être recruté par un groupe qui s'appelle la fondation Partage et Vie et dont le siège est à Paris.

M.T. : C’est alors qu’intervient la Crise Covid.

D.A. : Tout à fait, j'avais comme fonction de gérer les Services de soins de suite et de réadaptation (SSR). La rééducation fonctionnelle.

M.T. : À partir de là, tu as eu donc accès à des statistiques ?

D.A. : En effet, je suivais les établissements et toutes les activités de de reconstruction pour chiffrer l'activité médicale et prévisionnelle. À partir de 2020, on m'a demandé d’exécuter des tâches en dehors de mon contrat. Je suis notamment intervenu auprès des maisons de retraite (des EHPAD) de la fondation. J'ai supervisé beaucoup de directeurs qui n'avaient plus de médecins généralistes pour prescrire des antibiotiques, de l'oxygène et des traitements de longue durée des patients. Donc j'ai fait le médecin généraliste à distance et puis j'ai prescrit aussi des tests PCR, parce qu’on me les a demandés plus que plus que de raison. En octobre 2020, je suis même intervenu à Grenoble dans un centre d'handicapés de la fondation, parce qu'ils avaient plus de médecin généraliste du tout...

M.T. : C’est alors que tu as compris que la situation n’était pas exactement celle que les autorités décrivaient...

D.A. : En effet, fin 2020, du fait de mon métier, j'ai eu accès aux données de mortalité de tous nos EHPAD, qui représentaient à peu près 1% des établissements français. Or la mortalité concernait préférentiellement les 90-95 ans et n'avait pas été modifiée en 2020 par rapport à 2019. C'est-à-dire que la mortalité était toujours corrélée à l'âge. Le Covid n'avait rien remis en cause, et la mortalité des 70-80 ans n’avait pas vraiment bougé. Ces données étaient extrêmement rassurantes et correspondaient à un échantillon parfaitement représentatif de l’ensemble : 10 000 personnes sur le million de résidents en EHPAD.

M.T. : C’est là que tu as commencé à déranger...

D.A. : Tout à fait : j’ai été voir mes deux directeurs, MM Monneron et le Pr Claude Jeandel (proche de la sénatrice Brigitte Bourguignon), pour leur communiquer les données au niveau national.

M.T. : Tu pensais être mieux reçu que tu ne l’as été ?

D.A. : C’est le moins que l’on puisse dire. Ils m'ont convoqué. D’emblée, Mr Monneron m’a dit : « Nous allons mettre fin à votre collaboration et les chiffres, on les connaît, on n’en parlera pas. »

M.T. : Comment ont-ils décidé de se débarrasser de toi ?

D.A. : Ils m'ont licencié pour faute grave. Il m’a fallu 5 ans de procédures aux Prud’hommes, mais j’ai fini par l’emporter, en janvier 2026. Un licenciement verbal...

M.T. : En effet, il faut des convocations préalables... et puis des preuves un peu mieux établies !

D.A. : J'ai pu enregistrer l'entretien. Et ça a fait jurisprudence.

M.T. : C’est alors que commence ta carrière de "lanceur d’alerte", donc.

D.A. : En janvier 2021, donc, j'ai écrit à Jérôme Salomon qui était Directeur général de la Santé et il m'a répondu par écrit : « Vos données sont très intéressantes, je transfère au cabinet du ministre. »

M.T. : Le meilleur moyen pour enterrer l’affaire, en somme. Mais les "vaccins" sont arrivés ensuite. Autre affaire, autre scandale.

D.A. : Comme j’avais fait "Santé publique" et que je savais qu’il y avait des statistiques collectées par l'Agence nationale de sécurité du médicament, je suis donc allé vérifier les premières données sur le vaccin Pfizer. Il y avait déjà un très grand nombre de cas graves de gens hospitalisés en réanimation et de décès après vaccination.

M.T. : C’est alors que tu as commencé à parler au grand public, et à subir la répression.

D.A. : J’ai fait des vidéos sur YouTube. L’une d’elles a dépassé le million de vues. Je sonnais l’alerte rouge. S’en sont suivies 3 gardes à vue, 6 mois de prison avec sursis. Le conseil de l’ordre m’a fait expertiser par des psychiatres en octobre 2022 avec un rapport frauduleux et m’a interdit d’exercer pendant une année. J’ai eu gain de cause après deux contre-expertises favorables. L’année suivante, il m’a été plutôt difficile de retrouver du travail. Concrètement, cela s’est traduit par deux ans de suspension, car je passais beaucoup de temps en audience judiciaire ordinale, car c’est un véritable tribunal devant lequel on m’a traduit.

M.T. : C’est que qu’on appelle des procédures-bâillons, m’as-tu dit.

D.A. : C’est le terme officiel. J’ai aussi fait une garde à vue en janvier 2021. J'étais allé voir une amie qui était en fin de vie à cause d'un cancer. Ça faisait 48 heures qu'elle était enfermée aux urgences avec interdiction pour la famille de lui rendre visite sous prétexte de "protocole Covid". Tout son entourage m'a contacté pour aller la voir. J'ai montré mon caducée à l'accueil... On m'a envoyé trois policiers pour un prétendu contrôle d'identité, et ils m'ont jeté en garde à vue. J’étais stupéfié.

M.T. : Elle était au stade terminal ?

D.A. : Oui. Depuis, elle est morte.

M.T. : Ce n’était pas ta seule garde à vue, d’après ce que tu m’as dit.

D.A. : La deuxième garde à vue a eu lieu en mai 2021. J'ai été convoqué pour une photo prise en janvier 2021 avec des enfants d'une amie. Je leur avais dit de se prendre par la main et d'enlever les masques et de faire un beau sourire. Et puis j'ai publié la photo sur Facebook pour dire : « Les enfants sans masque, c'est la résistance. » Tout a été instrumentalisé. Ils ont convoqué les enfants devant la police et ça a donné lieu à un procès en octobre 2022 avec une relaxe totale. Il n’y avait pas de délit, puisqu’il s’agissait d’enfants qui avaient plus de 11 ans et qui se trouvaient dans l’espace public...

M.T. : Ils sont venus te chercher chez toi ?

D.A. : En mai 2021, c'était une convocation simple. Mais lors de l’incident de la clinique en janvier 2021, ils sont venus me chercher alors qu'ils savaient que j'étais médecin. Ils m'ont jeté par terre et menotté...

M.T. : Non ?...

D.A. : Ils m'ont écrasé la carotide pendant une minute.

M.T. : Je ne pensais pas que ça pouvait aller aussi loin...

D.A. : J’ai des certificats de coups et blessures, à cause des menottes, parce que j'ai perdu la sensibilité du pouce.

M.T. : Il y a eu une troisième garde à vue, en octobre 2021, c’est ça ?

D.A. : Exactement. Le 6 octobre, Jean Castex, alors Premier ministre, avec tout son Gouvernement, avait investi le palais des Congrès à Montpellier. Ils craignaient apparemment que je les dérange. Donc le 5 octobre 2021, à 5h du soir dans la rue, 6 policiers en civil m’ont embarqué devant ma compagne, sa fille et son père. J’ai essayé de m’enfuir, mais j’étais pris au dépourvu.

M.T. : Ce n’est pas très légal tout ça...

D.A. : Tout à fait. J'ai eu 2 jours et demi de garde à vue. Normalement, une garde à vue, ça dure 24 heures mais ils m'ont gardé plus de 48h... Ils ont prétendu que j'avais menacé de mort le directeur de la ARS Occitanie. C’est plutôt lui, quelques jours plus tôt, dont j’avais questionné les intentions homicidaires. L’accusation était trop facile à retourner...

M.T. : Ils se sentaient plus menacés que jamais, j’ai l’impression.

D.A. : J'ai frôlé la mise en prison ferme. J’étais en détention provisoire et je suis sorti avec un contrôle judiciaire : interdiction de publier sur les réseaux sociaux, interdiction de manifestation et aussi une interdiction de quitter le territoire français. C'est l’IQTF – Interdiction de quitter le territoire français. Ça fait un peu sourire les gens... Le pouvoir ne souhaitait pas non plus trop me voir en prison. Ils voulaient surtout limiter mes actions militantes.

M.T. : Tout de même, il y a eu abus de pouvoir.

D.A. : Tout cela s’est soldé par beaucoup de procédures judiciaires, justement pour m’empêcher de sensibiliser le grand public. En un mot, de l’acharnement judiciaire. Mais finalement, il n’y a eu aucune peine prononcée définitivement à mon encontre. Juste un casse-tête juridique interminable.

M.T. : Ça mériterait que tu en fasses un récit complet...

D.A. : Pour moi, le moment le plus fou, c'était le délibéré des 6 mois de prison avec sursis. On a plaidé en juin 2022 pendant 3 heures avec mon avocat, et on a eu le délibéré en septembre 2022. Ta vie est en suspens. Quand le juge a rendu son verdict, je lui ai dit que c’était un jugement politique. Il a ajouté : « Pour vous. » J’ai nié et je me suis sauvé, parce que sinon, je l’aurais insulté. Ils sont dans une posture de pouvoir abjecte, ils voulaient m’humilier. J’étais discrédité dans les journaux régionaux, qui collaboraient avec la justice. Pas de présomption d’innocence... Difficile de reprendre le travail ensuite.

M.T. : Tu as ensuite subi une radiation, c’est cela ?

D.A. : J’ai eu quelques postes à la PMI, au service de santé des gens de mer. Mais en janvier 2025, ils ont obtenu ma radiation. Pourtant, l’audience datait de trois ans en arrière, en avril 2022. Ils m’avaient condamné à 3 années d’interdiction d’exercer, mais je l’avais suspendue par ma demande d’appel. En janvier 2025, ils ont acté ma radiation, qui a duré une année, jusqu’en janvier 2026. Le Conseil d’État a cassé la décision pour vice de procédure. Mais cela n’a pas empêché les diffamations - de me traiter encore de "soi-disant médecin" dans le Midi Libre, par exemple. On a beau réagir, la calomnie l’emporte.

M.T. : On t’a empêché d’exercer depuis, aussi.

D.A. : Dans tous les ARS environnants, j’étais mis à l’index, apparemment. En tout cas, une connaissance m’a fait part d’un courriel qui ne recommandait pas que je sois employé à l’ARS du Lot... « Mr Agret a des propos dangereux. » Voilà ce qu’on a dit de moi.

M.T. : On t’a reproché ton indépendance, pourtant garantie par le Serment d’Hippocrate : la médecine est devenue complètement bureaucratique.

D.A. : J’ai pris pour exemple Semmelweis, l’inventeur de l’hygiène. Il a dû penser complètement à contre-courant de son époque. Eh bien moi, je me suis rendu compte, comme bien d’autres, que les vaccins causent des maladies et qu’ils tuent. Et cela ne date pas seulement des injections Covid.

À SUIVRE...

Lettre Santé

Marc Turenne 29 mai 2026
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