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Guerre et santé - Que faire ?

Chère lectrice, cher lecteur,

Au moment où je vous écris, c’est enfin le cessez-le-feu. Peut-être la guerre reprendra. Si ce n’est pas elle, ce sera une autre...

La réalité est prosaïque : sous le prétexte que l’Union européenne est un principe suprême et incontournable - qui permet aux politiques de se dédouaner de tous leurs échecs - nous sommes, partout en Europe, très mal gouvernés.

Ce qui rend le moindre conflit qui se déroule à l’autre bout de la terre dangereux pour notre économie, dangereux même pour notre survie.

Nos politiques assurent que les prix de l’essence vont redescendre... ne comptez pas là-dessus !

Nous sommes des vaches à lait pour eux, et dès lors que les lobbies qui nous dominent nous ont pris quelque chose, ils ne lâcheront rien.

Le fait est que si la guerre ne nous est pas directement mortelle, elle nous pousse à faire des réserves.

Pour la simple et bonne raison que l’inflation, chez nous, devient hors de contrôle et que rien n’est fait pour l’arrêter...

Il y a donc quelques petites réserves à faire, dès maintenant, au cas où.

Pour la nourriture, vous en êtes où ?

La première bonne attitude consiste à stocker les boîtes de conserve de légumes dans la cave.

Vient alors la question de la place : en ville, les espaces sont petits, et aménager votre garde-manger se fait nécessairement au détriment du reste de l’espace vivable... à moins que vous ne viviez dans un pavillon par exemple.

Les boîtes de conserve contiennent des conservateurs chimiques : leurs parois sont faites de plastique qui contiennent des phtalates - des perturbateurs endocriniens.

A priori, en cas de guerre ou de situation économique cataclysmique, les perturbateurs endocriniens sont le cadet de vos soucis !

Néanmoins, dans la mesure où vous allez manger les conserves régulièrement pour organiser un roulement dans vos provisions, si vous ne mangez que des boîtes anciennes, cela va représenter beaucoup de produits chimiques...

Donc, il vaut mieux rester raisonnable sur les boîtes de conserve ou admettre qu’il s’agit d’une assurance pour vous rassurer et les donner régulièrement aux associations de quartier.

Si vous avez un petit peu de moyens, il y a des conserves à l’huile d’excellente qualité, que vous pouvez consommer quand vous le voulez et qui se gardent elles aussi plusieurs années.

L’énergie dedans, l’énergie dehors...

Certains sont partisans des sardines à l’huile - il faut aimer ça, c’est très salé et ça nécessite donc pas mal d’eau pour les manger. Pensez à acheter aussi un système de filtrage de l’eau...

Si vous avez un congélateur spécifiquement prévu pour la viande, cela demande énormément d’énergie, qui à son tour risque de devenir de plus en plus chère.

Hélas, en ville, oubliez même l’idée d’un générateur électrique, car non seulement cela prend une place folle, mais les bidons d’essence ne se remplissent pas tout seuls et prennent une place considérable.

Rappelez-vous aussi que l’essence en général ne se conserve pas plus de 6 mois - cela peut aller jusqu’à un an pour le fioul, qui est plus lourd...

Si vous n’avez pas d’espaces assez aérés, vous allez en respirer les vapeurs, et tant pour les risques de cancers que pour les problèmes pulmonaires, cela nécessite d’extrêmes précautions.

Les médicaments ? « C’est compliqué... »

Gros plan trois plaquettes d'antibiotiques blancs et rouges

Si vous voulez vous fournir en iode, il va falloir vous arranger avec un pharmacien ou avec un ami qui travaille dans le milieu (et qui n’est pas trop borné...), car il n’est pas simple d’acheter des pastilles.

Elles sont pourtant indispensables en cas d’accidents nucléaires : saturer votre thyroïde d’iode permet d’éviter pour beaucoup l’exposition du système endocrinien à la radioactivité.

Il est important d’avoir du désinfectant, de quoi faire des bandages, de quoi recoudre des plaies. Une attelle, des bistouris de sont pas de trop.

Pour les antibiotiques, préférer les larges spectres (amoxicilline, doxycycline, azithromycine par exemple), mais là aussi, il faut que vous trouviez un médecin complaisant.

Si la situation vous donne du souci, n’hésitez pas à rendre visite à plusieurs praticiens et à vous inscrire dans des milieux associatifs qui partagent ce genre d’information.

Le mieux est de créer votre propre association d’entraide, mais je conçois bien que c’est un vœu pieux, tant les milieux alternatifs sont pleins de gens qui veulent plus recevoir que donner...

Le sac de survie, c’est bien pour les trentenaires !...

La réalité est celle-ci : plus vous avancez en âge, plus il faut anticiper les choses.

Je ne saurais trop vous rappeler que c’est une maison à la campagne (ou en grande banlieue) qui vous confère le plus d’autonomie.

Là-bas, il n’est pas trop difficile d’être autonome en énergie, en alimentation.

Pour ce qui est des soins, vous vous retrouvez à peu près avec les mêmes difficultés qu’en ville, car dès qu’il y a panique, les hôpitaux sont surchargés partout.

Si les choses commencent à dégénérer en ville, par exemple, quand vous voyez que chaque fois que vous allez faire les courses, les gens commencent à se taper dessus, c’est le moment de vous en aller, surtout si vous êtes retraité.

En effet, plus vous dépassez les soixante-dix ans, plus vous devenez une cible potentielle pour les "fous" (ou ceux qui se font passer pour tels...), les délinquants, les bandes.

S’il vous faut vraiment vous défendre, vous aurez mieux fait de sortir une arme pour intimider les intrus sur votre terrain plutôt qu’en ville ou la police ne craint rien tant que la population se mette à se défendre elle-même, car cela ferait escalader les conflits.

En somme, à rester en ville quand les choses tournent mal - à moins d’habiter dans des quartiers cossus et bien protégés - vous êtes plutôt perdant.

L’idée de prendre le vélo, seul ou en famille, pour traverser une ville devenue dangereuse est vraiment le dernier recours du citadin ne pouvant lâcher son travail qu’au dernier moment.

Autant vous dire que le sac de survie (machette incluse...) est vraiment le dernier accessoire que vous avez envie d’utiliser !

La dégradation générale est-elle inévitable ?

Nombreux sont les pays qui se sont relevés en seulement quelques années. Il suffit d’avoir des dirigeants un peu courageux. Mais ces pays sont aussi passés par des années de difficultés intenses.

C’est par exemple, aujourd’hui, le cas de l’Argentine ou du San Salvador...

Le fait est que la France et la Belgique sont aujourd’hui plus proches du nouveau bloc de l’Est qui s’est formé autour des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du sud) que des États-Unis.

Or ces pays, hormis la Chine, sont des pays durs ou le souci des populations est plutôt mince. Ce sort est hélas celui qui semble nous attendre...

Une amie rentrée du Brésil me dit que là-bas, à part dans les quartiers "ultra-sécurisés", il est devenu insoutenable de vivre dans les grandes villes, et que la population "normale", la fameuse classe moyenne, se sauve dans les campagnes...

C’est une question que nous devons tous nous poser et c’est un choix que beaucoup, en France, ont fait : un petit pied à terre dans les quartiers les mieux lotis des grandes villes, et une maison à la campagne, pour vivre tranquillement.

L’exode urbain et ses avantages

Si vous êtes réellement à la campagne, entourés d’agriculteurs, il est plus facile de vivre confortablement, même si le coût de la vie y augmente aussi.

La résilience énergétique peut être simplifiée par les panneaux solaires, et monter un petit local pour stocker du carburant, avoir votre atelier à vous... tout cela est beaucoup plus simple.

Ce qui est plus compliqué, évidemment, c’est tout ce qui concerne les soins importants, la chirurgie, les traitements de fond... d’où l’importance d’avoir au moins une chambre dans une grande ville à disposition.

Tous les dispositifs d’entraide sont également les bienvenus, et les associations ne sont jamais à négliger, pourvu que vous y trouviez des gens d’aussi bonne volonté et aussi serviables que vous-même.

Si vous pouvez agir, n’hésitez pas. Il vaut mieux améliorer son sort maintenant qu’attendre après des politiques qui, de toute façon, ne pensent presque toujours qu’à eux.

Portez-vous bien, et n’hésitez pas à me faire part de vos "bons plans". 

Marc Turenne 30 avril 2026
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