Chère lectrice, cher lecteur,
À la demande générale, me voilà à traiter le sujet des thérians !
Et si vous ne savez pas encore de quoi il s’agit, vous ne mesurez pas votre chance...
Pour commencer, il se trouve que l’Ordre des vétérinaires portugais a émis un avis consistant à ne pas soigner les personnes qui se prendraient pour des animaux - c’est ainsi que se définissent les thérians.
Des publications aussi sérieuses que Le Point et Le Figaro en ont parlé... [1]
La première question qui nous saute alors au visage (avec la férocité du loup affamé, cela va de soi), est la moins comique :
Je ne pense pas que cet appel des vétérinaires portugais soit complètement anodin.
Il y a aujourd’hui des médecins qui sont inquiétés, comme ce gynécologue palois, pour s’être déclaré incapable de traiter un transsexuel devenu prétendument "femme".
Le Conseil de l’ordre l’a suspendu pendant un mois... [2]
Donc quand un fou vous parle aujourd’hui, vous risquez gros à lui rappeler qu’il n’a pas toute sa raison...
De la blague à la cabale
Or rappelons que la dysphorie de genre, le fait de se prendre pour quelqu’un d’un autre sexe, est une maladie mentale.
Cependant son traitement consiste, pour les militants "trans", par la mutilation des patients dès leur minorité : ablation des parties génitales, bloqueurs de puberté...
Or un mineur est incapable de consentir pleinement à de telles pratiques, dont les effets sur sa santé seront irréversibles.
D’ailleurs, les taux de suicide chez les transsexuels sont effroyables, parce que c’est une condition médicale atroce [3].
Donc, en prenant au sérieux des gens assez fous pour se prendre pour des animaux - ce que sont les thérians - les vétérinaires portugais ont donc empêché qu’on leur fasse une blague qui n’en est pas une.
Car selon toute vraisemblance, si les praticiens ne prennent pas au sérieux la maladie mentale de leur patient, ils peuvent en pâtir gravement.
Et les vétérinaires n’ont pas prêté serment pour s’occuper des maladies mentales humaines, mais pour soigner des animaux.
Même cela, aujourd’hui, mérite d’être réaffirmé !
Le chamanisme, ça n’est pas pour les enfants
Les thérians sont donc des gens qui prétendent être des animaux. Il y a une part de blague potache dans tout cela, mais pas tant que ça.
En fait, ce que l’on découvre dans les articles traités par les "grands journaux", est qu’il existe différents niveaux de thérians.
Bien sûr, cette mode est faite pour attirer les ados en quête d’identité, et qui cherchent quelque chose chamanique et d’un peu animal dans une société de plus en plus aseptisée.
Et a priori, il y a effectivement des initiations à la spiritualité chamanique, qui suscitent aujourd’hui un certain intérêt, avec pour certains, des praticiens sérieux.
Toutefois, il importe de séparer le bon grain de l’ivraie : ce n’est pas vraiment recommandé aux mineurs.
Les pratiques chamaniques impliquent des états de transe, et si certains se contentent de la musique et de la danse pour y arriver, c’est seulement le cas d’une minorité.
Le chamanisme est une spiritualité qui implique des états d’ivresse très aiguë (c’est notamment la pratique de l’Ayahuasca).
Cela se traduit par un "commerce" avec les esprits, avec des moments de confrontation qui doivent être aménagés par un chamane expérimenté.
Que l’on y croie ou pas n’est pas vraiment la question : il y a une réalité médicale.
Car depuis que ces pratiques se sont démocratisées, la surveillance chamanique est devenue plus relâchée, et certains profanes qui n’ont pas du tout l’assise psychologique suffisante finissent traumatisés, parfois à vie...
La spiritualité, c’est violent
Donner à sa vie une orientation spirituelle, c’est une épreuve de force. Il suffit de lire la vie des saints pour s’en rendre compte.
Or nos contemporains se bercent dans l’idée que le chamanisme est un raccourci spirituel. Cela n’existe pas.
Par conséquent, pour brèves qu’elles soient (une semaine de préparation au minimum), les expériences chamaniques sont très éprouvantes pour la santé mentale, quelle que soit la tangibilité des visions que l’on en tire.
Sans compter que cela peut laisser des dépendances tenaces... Le légendaire Möbius, alias Jean Giraud, dont les visions chamaniques avaient défini la manière de peindre, fut accro aux psychotropes toute sa vie.
Et pour un génie comme Möbius, combien de gens finissent à l’asile psychiatrique, leur vie brisée sans espoir de retour ?
Rappelons que le chamanisme est au départ une religion très surveillée, qui s’ancre dans un mode de vie autonome et très dur : celui des chasseurs-cueilleurs de la forêt ou des bergers de la steppe.
De plus, ce sont des modes de vie très familiaux, où les rapports avec le monde extérieur sont limités, où la présence animale est partout...
Tandis que si métro-boulot-dodo vous rend déjà fou, ce ne sont pas des hallucinogènes qui vont vous guérir. Le contraire est même assez probable.
Le détournement de mineurs ?
Mais l’aspect chamanique, assez lointainement évoqué, n’est que l’aspect le plus recommandable de la mode "thérian".
Il se trouve qu’aujourd’hui, il y a un vrai commerce (en monnaie sonnante et trébuchante) qui se fait sur la souffrance adolescente et les problèmes d’identité qu’elle occasionne.
Ce n’est pas d’ailleurs qu’un commerce : toutes les revendications de la sexualité identitaire visent à reconditionner les adolescents sous prétexte de les sortir d’un prétendu bridage social : l’hétéronormativité.
Or, derrière ce terme, vous avez la normalité sexuelle : le fait qu’un homme et une femme sont nécessaires pour faire des enfants et fonder une famille. Notre société ne tiendrait pas sans cette norme.
Et le cimetière de l’histoire est rempli de civilisations qui, ayant des idées prétendument plus larges, n’existent plus que par l’archéologie : Babylone, la Rome antique...
Donc, il s’agit désormais d’affirmer aux adolescents en manque de chaleur humaine qu’ils ont besoin en fait de chaleur animale.
Cela permet d’ouvrir la voie à des sexualités dites "alternatives" où l’on s’habille et où l’on se conduit en chien ou en loup.
La réalité, vous l’avez compris, est vieille comme le monde : il n’a jamais manqué de prétexte ni de méthode pour le détournement de mineurs...
Ce que ça veut dire que d’être fou
Aujourd’hui, il y a près d’un quart de la population américaine qui connaît des problèmes de santé mentale [4] 23% des adultes.
Cela pose sérieusement la question de ce qu’est une démocratie, si effectivement un quart des votants sont des gens dont les capacités de raisonnement sont altérées.
La réalité est heureusement un peu plus acceptable.
En fait, dans notre société très régressive, à la fois sensible et répressive à l’extrême, l’anxiété est tout autant considérée comme un "trouble mental" que la schizophrénie homicide ou qu’une dépression gravissime.
Résultat : un phénomène un peu divergeant comme les thérians permet de recruter des adolescents anxieux et de les mettre en contact avec des gens ayant de très sérieux problèmes psychologiques.
Tout cela sous le prétexte de leur ouvrir des "horizons nouveaux"...
Par exemple, dans l’article du Figaro, le pratiquant thérian qu’ils interviewent dit qu’il y a une tendance plutôt « neurodivergente dans leur communauté ».
Or si vous vous demandez ce qu’est un neurodivergent, la réponse médicale est plutôt simple.
Ce sont des gens qui s’inventent des maladies mentales pour ne pas s’interroger sur leur incontinence sexuelle.
Les valeurs qu’on inculque à la jeunesse
Les thérians représentent donc un mouvement qui, sous prétexte de chamanisme et de mièvrerie poilue, n’est qu’un énième avatar du détournement de mineur érigé en vertu sociale.
Une méthode vieille comme le monde...
Ce n’est pas inutile à savoir, surtout quand on sait combien les jeunes sont exposés, et que la pornographie ordinaire et officielle est loin d’être le pire en ce domaine.
Il y a par exemple une mode chez les jeunes femmes qui s’appelle la dark romance, une littérature insoutenablement niaise, mais qui n’hésite pas à s’enfoncer dans les eaux les plus troubles [5].
Ce fut le cas pour le roman Corps à Cœur, retiré de la plate-forme Amazon pour sa description répétée de scènes de barbarie sur petits enfants.
Alors, si les enfants et les adolescents ont besoin, plus que jamais, d’être protégés, ça commence d’abord par le sommet de l’État et la réappropriation des valeurs viriles qui ont fait la durabilité de nos pays occidentaux.
Car on voit bien ce que valent les principes "d’ouverture" : on n’ose plus, depuis longtemps, laisser les enfants rentrer chez eux à pied sans les pister...
Finalement, il n’est pas difficile de voir pour quel genre de fous notre société est devenue si tolérante... Et parfois, on se demande si ce n’est pas eux qui détiennent tout le pouvoir...
Surtout quand on voit l’impunité qui a conduit, très récemment, à la mort de la petite Lyhanna.
[4]https://www.nimh.nih.gov/health/statistics/mental-illness
[5]https://www.youtube.com/watch?v=z_pxEQrCLdU
Thérians : détournement de mineurs de masse ?